Intégrer les studios Weta n’est pas chose facile. Il y a une grande demande et peu d’élus. Cette année les prestigieux studios comptent parmi leur équipe 2 élèves d’ArtFx de la même promo (2006) : Guillaume Thimus et Charles Chorein. Ce dernier s’est prêté au jeu de l’interview malgré la distance et le décalage horaire.

 

Quel est votre parcours ?

À la sortie de l’école (en 2006) j’ai commencé à travailler à Paris sur des longs métrages et pour la publicité Durant 3 ans. Ensuite j’ai été sollicité par les studios MPC à Londres où j’ai travaillé sur différents longs métrages. Durant la postproduction du film « Man of Steel », j’ai intégré une équipe de dix personnes dédiée au Look Dev shading et lighting (développement artistique en rendu d’image). Nous avons travaillé plusieurs mois sur une séquence importante du film. L’avantage de travailler dans un studio londonien comme Moving Picture Company, c’est de pouvoir justement accéder à ce type de films et de travailler en collaboration avec différentes compagnies à travers le monde. Je réside aujourd’hui en Nouvelle Zélande et je travaille dans les studios Weta sur le film « Hobbit » (dernier volet) en tant que Lighting TD.

 

 

 

Comment avez vous intégré les studios Weta ? Quel est le profil type et quelles sont les références demandées ?

Il est clair que beaucoup de personnes souhaitent intégrer ces prestigieux studios. La demande est importante et les places sont rares ; tout est une question de réseau. Dans les grands studios il faut être polyvalent, autonome, avoir eu des responsabilités et beaucoup de compétence techniques. Pour intégrer les studios Weta, le processus est un peu plus long car les exigences sont plus importantes. Il faut au minimum 3 années d’expérience à l’étranger en long métrage et des contacts référents de recruteurs. Mais avant tout de l’investissement et de la motivation personnelle.

 

Comment travaille t-on dans les studios Weta ?

La façon de travailler n’est pas la même selon les pays. Il existe une réelle différence d’outils et de méthodologie en fonction du projet et du poste occupé. Par exemple, les studios Londoniens sont plus axés sur le développement et la recherche. Les studios Weta ont une structure de grande qualité. Il faut être acharné, passionné, réactif et être totalement disponible. Sur environ 1000 postes il en existe seulement 65 en lighting (60 personnes sur Hobbit 3) . Le contrat de travail est de 50 heures par semaine et le salaire est en conséquence.

 

Que vous a apporté l’école ArtFx ?

L’école propose un large éventail de métiers dans la postproduction. Cela m’a permis de me positionner tout de suite dans le domaine qui m’intéressait. Grâce au réseau d’ArtFx en sortant de l’école nous accédons directement au long métrage et à des emplois.

 

Quels sont vos projets ?

En choisissant les studios Weta en Nouvelle Zélande je poursuis un but précis : travailler sur le prochain « Avatar ».