Les étudiants d’ArtFx avaient rendez-vous avec les studios londoniens en février dernier. Pour les élèves de 4ème Année, la visite des studios à Londres est devenue un des temps forts de leur programme. Cette année, ils ont été accueillis par quatre des plus grands studios de la capitale britannique : The Mill, Framestore, The Moving Picture Company et Double Negative.
À cette occasion, nous avons interviewé Danielle Harrell, professeur d’anglais chez ArtFx mais aussi International Relations Manager pour l’école depuis quelques mois. Elle nous parle des enjeux de sa fonction et des relations d’ArtFx avec les studios à l’étranger.

 

Danielle, tu es International Relations Manager pour ArtFx. Peux-tu nous expliquer en quoi consiste ta fonction ?

 

Danielle Harrell - ArtFxDanielle : Ma mission consiste à maintenir et à développer des relations avec les entreprises, les studios principalement, à l’international.
ArtFx a toujours été en relation avec les studios en France et à l’étranger. Depuis sa création, l’école est à leur écoute et répond aux demandes des recruteurs. Le talent des jeunes diplômés, recrutés un peu partout dans le monde, a permis à l’école de développer sa notoriété à l’international, et les demandes des studios sont devenues aujourd’hui plus nombreuses.
Ce poste spécifique a donc été créé pour répondre à un besoin de plus en plus important. Avec la création de ce poste, ArtFx s’engage dans une démarche beaucoup plus proactive. L’objectif est de proposer aux studios des partenariats et de structurer davantage notre stratégie de développement à l’international.

 

Concrètement, quels seront les bénéfices pour l’école ?

 

Danielle : Développer les relations avec les entreprises à l’étranger, c’est multiplier les opportunités d’emplois pour les élèves sortant de l’école, notamment en accueillant plus de recruteurs lors du Jury Professionnel de fin d’année. Cela signifie aussi plus d’opportunités de stages pour les élèves de 3ème et 4ème Année.
L’objectif également pour ArtFx est d’accueillir davantage d’intervenants professionnels pour réaliser des workshops avec les élèves. C’est quelque chose que l’on valorise déjà beaucoup chez ArtFx mais que l’on aimerait développer. Ces workshops sont importants parce qu’ils permettent aux étudiants d’être au plus près de l’actualité de la profession, en termes de techniques et de méthodologies. C’est un enseignement pratique et concret qui leur permet d’être opérationnels dès la sortie de l’école.
Développer nos relations avec les studios, c’est aussi pouvoir proposer plus de visites et de rencontres aux étudiants. Cette année, ils ont pu visiter quatre studios à Londres et rencontrer les équipes de recrutement. Mais on peut toujours faire mieux !

 

ArtFx possède déjà un excellent taux de placement de ses jeunes diplômés. Pourquoi justement vouloir en faire davantage ?

 

ArtFx - Visite des studios à LondresDanielle : C’est vrai que nous avons déjà des liens solides avec certains studios recruteurs. La priorité pour nous est de maintenir ces partenariats et d’approcher de nouveaux studios en Angleterre, en Europe plus largement, mais aussi au Canada où il y a de plus en plus d’opportunités d’emplois.
À l’avenir, nous souhaitons également approfondir les partenariats avec les studios californiens tels que Dreamworks par exemple, avec qui nous sommes déjà en contact, ou encore des écoles comme CalArts. La Californie est un bassin d’emploi très intéressant pour nous, et nous travaillons pas à pas pour construire des relations sur le long-terme.
Tout ce travail de partenariat passe aussi par une recherche de visibilité plus grande : nous travaillons donc dans le même temps à faire connaître davantage ArtFx via les écoles, les festivals, les salons et les compétitions officielles de films étudiants, en Europe et à l’international.
L’objectif pour l’école est d’offrir aux jeunes diplômés toujours plus de débouchés possibles, et une variété plus large de secteurs de recrutement. Certains élèves souhaitent évoluer dans le cinéma, d’autres dans le jeu vidéo ou encore la publicité. Les accompagner dans leur projet de carrière, quel qu’il soit, fait partie intégrante de notre travail.
D’autant que Gilbert Kiner, Directeur d’ArtFx, travaille en tant que membre-fondateur du RECA à développer encore davantage la filière du cinéma numérique en Europe.

 

Tu es professeur d’anglais chez ArtFx depuis trois ans maintenant. Qu’est-ce qui t’a donné envie d’ajouter cette nouvelle corde à ton arc ?

 

Danielle : Ce n’est pas à proprement parler une nouvelle corde à mon arc ! Avant d’être professeur chez ArtFx, j’ai occupé un poste de responsable des relations mécénat pour le Chamber Orchestra de Los Angeles. C’est un métier que j’apprécie beaucoup pour son côté très humain, j’aime cette manière de fédérer les énergies et de construire quelque chose autour d’intérêts communs. Et je suis ravie de pouvoir enfin concilier deux professions que j’affectionne : l’enseignement et le relations management.
Et puis j’aime apprendre toujours de nouvelles choses. Être au contact des studios me permet d’avoir un autre regard sur les métiers de l’image de synthèse, et de récolter ainsi de nouvelles informations que j’espère pouvoir transmettre à mes élèves pendant les cours d’anglais. C’est cette interaction aussi qui est importante pour moi.

 

Merci beaucoup Danielle d’avoir répondu à cette interview.

 

À propos de Danielle Harrell

Originaire de Boston, Danielle est diplômée de la State University of New York, en enseignement musical. Elle a travaillé dans le secteur culturel aux États-Unis en tant qu’enseignante, administratrice d’art, musicienne et responsable des relations mécénat. Elle est aujourd’hui professeur d’anglais en école en France, mais aussi à distance à Taïwan.