Thomas Mouraille, ancien étudiant d’ArtFx, revient à l’école pour donner une conférence autour de son métier : Environment Artist, Digital Matte Painter (DMP).

 

 

Quel est ton parcours ?

A la sortie de l’école je suis parti à Paris pour travailler chez Mikros Image en tant que généraliste 3D – Environment. Ensuite direction Londres dans les studios MPC où j’ai travaillé comme Lead DMP – Environment. Aujourd’hui je suis CG supervisor chez Mikros Image.

 

Quelle est la différence entre les studios Français et les studios anglais en terme de travail ?
En France, les profils généralistes sont très demandés ; les graphistes doivent être polyvalents.
En Angleterre, tout se fait par département, il est demandé de choisir une discipline (modeling texture, setup, rigg, groom…)

Le département Environment-DMP de MPC est l’un des rares où les artistes peuvent continuer à toucher à toutes les disciplines : du modeling, texturing, lighting jusqu’au DMP. Chaque projet possède ses propres challenges, on peut ainsi les aborder de manière différente et c’est ce qui est enrichissant.

 

 

Que t’a apporté ArtFx ?
Nous apprenons à nous former de manière autonome ; nous allons chercher l’info à la source, ce qui facilite l’intégration dans l’industrie.
Parallèlement nous rencontrons des professionnels tout au long de notre scolarité, permettant ainsi de développer notre réseau.

 

 

Qu’est ce que cela te fait de revenir à l’école en tant qu’intervenant ?

Le fait d’échanger avec des intervenants ayant une expérience anglo-saxonne rassure et permet d’appréhender ce qui va se passer à la sortie de l’école. En tant qu’ancien élève, je rends compte de ce que l’on peut faire en ayant suivi le cursus ArtFx.

Cela me permets également d’évaluer le niveau des élèves à l’heure actuelle et de sentir les tendances. De ce fait je peux répondre aux attentes de l’école et travailler les workshops comme il se doit.

Pour ma part, c’est un petit challenge que de me retrouver de de l’autre côté en tant que prof !

 

 
Comment s’organisent les workshops avec les élèves ?

Tout d’abord nous faisons une simulation de mise en production ; nous essayons d’accomplir toutes les tâches que l’on peut retrouver en tant que professionnel lorsque l’on est dans le métier.

Puis, en partant d’un plan tourné, les élèves ont un brief du réalisateur et doivent répondre à cette demande. Suivre le déroulement de A à Z leur permet de comprendre comment les logiciels s’articulent les uns aux autres et d’en voir le résultat.

 

 

L’école est en quelque sorte une famille qui nous a accompagné tout au long de notre cursus. Il y a un réel attachement et c’est toujours avec grand plaisir que l’on y revient.