Six jeunes diplômés d’ArtFx sont en compétition officielle pour les VES Awards avec leur film de fin d’études « Korser ». Cette prestigieuse cérémonie, équivalent des Oscars pour le milieu des effets spéciaux, se tiendra le 2 février prochain à Los Angeles. Actuellement en poste dans des studios à Londres, Vincent Gillian et Emeric nous ont livré leurs impressions sur cette nomination.

 

 

Affiche du film "Korser"

 

Quel effet cela fait d’être nominé ?

 

Vincent : C’est cool ! On se sent fier, heureux bien sûr et touché par cette reconnaissance du monde professionnel. Je ne sais pas pour le reste du groupe, mais une part de moi est soulagée aussi, car mine de rien beaucoup de monde nous parlait de cette nomination, ça met un peu la pression, on ne voulait pas décevoir.

 

Gillian : Je me sentais fier de voir le nom de mon film sur la même page que des Jurassic World, Star Wars et des Game of Thrones, ça fait un peu irréel sur le coup, ça sonnait presque comme une erreur. On a beau savoir que c’est possible (on y pense souvent pendant la production du film, on en fait des blagues parfois), être nominé aux VES c’est plus de l’ordre du fantasme que de l’objectif.
Ça a vraiment été une immense fierté de voir que Korser figurait dans la liste des sélectionnés, avec mon nom qui manquait en dessous parce que j’avais perdu à la courte paille… (les VES n’acceptent que l’inscription de 4 personnes par projet). Finalement, la seule chose qui m’a aidé à surmonter la douleur, c’est de savoir qu’Emeric n’y était pas non plus !

 
 

 
 

Comment avez-vous reçu la nouvelle ?

 

Emeric : Pour dire à quel point on ne s’y attendait pas, ce n’est pas quelqu’un du groupe qui m’a appris la nouvelle mais quelqu’un de la promo. Je n’avais tellement pas ou peu d’attente, que je n’avais même pas noté la date où les nominés seraient révélés.

 

Vincent : Je crois qu’aucun d’entre nous ne savait que c’était ce jour là. On savait que c’était durant cette période, mais pas plus. J’étais au travail (à « One of Us »), et je vérifiais une conversation facebook (oui, au travail ! Faites pas l’innocent, vous le faites aussi !)
Maxime Marline venait de poster quelque chose du genre « Korser vous payez la tournée ce soir », et après le premier réflexe de l’envoyer balader, j’ai vu le lien qui venait d’être posté dans la conversation. Je l’ai ouvert et j’ai rejoins Jessie (qui travaille à 6 mètres de moi) pour qu’on découvre le résultat ensemble. Après l’interminable scroll down de la liste sur mon téléphone, on a vu Korser. On avait envie de crier de joie, mais on était au boulot, du coup c’étaient plus des petits sons aigus pas très virils accompagnés de rires incrédules. En revanche il y avait beaucoup de majuscules sur la conversation facebook, avec les différents membres du groupe qui apprenaient la nouvelle au fur et à mesure.

 
 

A quoi pense t-on à ce moment là ?

 

Vincent : On ne pense pas au fait qu’on puisse gagner ou non, on est submergé par l’émotion de l’instant, et on se dit que peu importe la suite, au moins on a la nomination. Il n’y a pas vraiment de grande pensée constructive, sur l’instant c’est plus un mélange de « AAAAAAAH ! », « ON EST AUX VES ! », « FAUT QUE J’ECRIVE A MES PARENTS ! », « AAAAAAAAAAH ! ».

Personnellement, ces trois années m’ont énormément apporté. D’un point de vu technique bien sûr, mais également en terme de confiance en moi. La dernière année particulièrement, où il y avait tellement à accomplir.
 On avait la chance d’avoir un sujet qui nous plaisait et nous tenait tous à cœur, aussi, toute l’année ça a été un vrai plaisir de bosser dessus. En même temps, quand on a la possibilité de tourner sur un bateau, de faire brûler ou exploser des trucs, de tirer au pistolet d’époque, c’est pas franchement dur de réussir à y trouver du plaisir…
On avait également la chance d’avoir une excellente ambiance et entente dans l’équipe, je pense que ça a vraiment aidé tout au long de l’année. Korser, c’est et ça restera six personnes d’horizons différents à bord du même bateau.
 
 

Le mot de la fin ?…

 

Emeric : Après ces années à ArtFX je n’aurai jamais imaginé être parmi les quatre nominés des VES. A la base Korser c’est plus une bande de potes autour d’un sujet qui plaisait à tout le monde qu’une quelconque recherche de performance ou de nomination.

 
 

 
 

Quel est votre regard sur ces années d’études à ArtFx et tout particulièrement sur tout le travail mené sur votre film ?

 

Vincent : Un gros merci à Sandrine et Pierre qui nous ont sorti de situations périlleuses voire même désespérées.

Un grand merci également à tous ceux qui ont apporté leur pierre à l’édifice (ou plutôt leur planche à la coque), que ça soit durant le tournage ou durant la post prod, car sans tous ces petits ou gros coups de pouces, ça aurait été bien plus compliqué. Je pense en
particulier à Bastien Grivet et Romain Dupont, qui ont respectivement passé de nombreuses heures à réaliser la musique et le sound design du film de manière bénévole.
Concernant les résultats du 2 février, nous sommes conscients que les trois autres projets étudiants nominés sont d’un excellent niveau, ce qui limite forcément nos espoirs d’en ressortir victorieux. Mais quoi qu’il arrive, cela ne nous enlèvera pas le plaisir de cette nomination, qui restera à nos yeux notre grande victoire.

 
 

// ArtFX OFFICIEL // Korser from ArtFX OFFICIEL on Vimeo.

 
 

// ArtFX OFFICIEL // Korser Making-Of from ArtFX OFFICIEL on Vimeo.