Benoit Grynberg, Arthur Bayard, Kerne germain, Arnaud Lamoureux et Xavier Chabin, anciens étudiants d’ArtFx, ont travaillé sur la super production :  Astérix – Le domaine des Dieux d’Alexandre Astier et Louis Clichy.

 

 

À l’occasion de la sortie du film le 26 novembre prochain, nous avons rencontré Benoit Grynberg et Arthur Bayard le temps d’une interview.

 

Comment avez vous été contacté pour ce projet ?

 

Benoît Grynberg : Lors de mon stage à Mikros, j’ai rencontré le leader du département « cloth ». Une place venait de se libérer sur le film Astérix et le Domaine des Dieux. J’ai passé un entretien et j’ai été pris.

 

Arthur Bayard : J’ai eu la chance d’avoir été contacté par Julien Diaz, superviseur compositing sur Astérix et le Domaine des Dieux. J’avais, au préalable, travaillé avec lui à Mikros sur la pub Evian Baby & Me pour faire de la rotoscopie et du clean. L’expérience s’étant bien passée, il a souhaité travailler de nouveau avec moi pour Astérix. J’ai ainsi pu rejoindre l’équipe.

 

Quel était votre rôle sur le film durant la production ?

 

B.G. : J’ai travaillé sur de la « conformation de scènes »; nous récupérions des outils du département animation pour alléger le travail. Par la suite on m’a confié la tâche des dynamiques. Le personnage le moins compliqué à animer en terme de dynamique était celui d’Astérix.

 

A.B. : J’ai effectué du compositing sur une soixantaine de plans. Parfois, j’étais en charge d’une séquence entière, mais le plus souvent j’ai travaillé sur des plans isolés. Mon rôle a été d’assembler les différentes passes livrées par l’équipe lighting de façon à me rapprocher au mieux de la vision du réalisateur et du directeur artistique.

 

 

Comment s’est déroulé la relation avec la production ?

 

B.G. : Nous étions en contact avec le réalisateur Louis Clichy qui était très ouvert à nos différentes propositions d’interprétations.

 

A.B. : Nous avions chaque jour des réunions pour des validations avec Louis Clichy (réalisateur) et Thierry Fournier (directeur artistique) où nous présentions l’avancée de nos plans. Pouvoir interagir directement avec eux a été un vrai plaisir et un véritable gain de temps. Nous étions aussi très proche de l’équipe lighting pour travailler plus efficacement.

 

 

Comment se sont-ils inspirés de la BD ? l’adaptation est-elle fidèle ?

 

B.G. : J’ai retrouvé toute l’ambiance de mon enfance… l’adaptation reste fidèle à l’atmosphère mais surtout à l’humour. D’ailleurs Albert Uderzo est venu quelque fois et était très content de cette adaptation.
A.B. : Personnellement, j’ai adoré le film! Le design et l’animation des personnages fonctionnent bien en 3D, et on est très proche des dessins d’Uderzo. Quand au travail d’adaptation, on retrouve la trame présente dans la BD originale, mais il y a un vrai travail d’écriture qui colle au format d’un long métrage animé. Je pense que le film pourra, tout comme la BD, plaire à une large tranche d’âge.

 

Quels enseignements avez vous tiré d’ArtFx ?

 

B.G. : L’enseignement de qualité et une bonne connaissance générale du métier. J’ai été engagé pour de la dynamique alors que je suis animateur rigg. L’école est très appréciée par les studios car elle nous enseigne une très bonne connaissance de la chaîne de fabrication d’un film.

 

A.B. : L’école nous a transmis un bagage généraliste ce qui est particulièrement utile dans les studios parisiens, même lorsqu’on se spécialise. Et évidemment, il faut avoir l’esprit d’équipe, multiplier les expériences et les rencontres; il n’y a pas que la bande démo qui compte.

 

 

Quels sont vos projets ?

 

B. G. : Ce film m’a vraiment donné envie de développer des projets personnels. Sur un tel film, voir son nom en lettres capitales au générique fait vraiment chaud au coeur.

A.B. : J’attaque la saison 2 des Revenants (série canal+) la semaine prochaine à Mikros dans l’équipe de Christophe Courgeau (intervenant Matte Painting à ArtFx ) et j’ai passé un entretien pour travailler à MPC Vancouver l’an prochain.