La période des tournages des 5e années s’est achevée par un tournage particulièrement extrême. Que ce soit dans un phare ou à la mer, l’équipe a du faire face à des contraintes inédites; à commencer par un espace spécialement compliqué à gérer.

En effet, un phare de la région de Montpellier a accueillit une équipe d’une douzaine d’étudiants. Ces derniers ont du user d’astuces pour s’adapter à cet espace restreint.

Dans un phare, l’espace est très limité. Le recul pour cadrer étant presque inexistant nous avons du utiliser un objectif grand angle pour réussir nos plans.

 

 

Malgré cela, un phare offre beaucoup de possibilités pour les mouvements de caméras atypiques. Après plusieurs repérages, des mesures et des tests en tout genre, l’équipe a du se débrouiller pour mettre au point plusieurs installations; chacune d’entre elles étaient adaptées à un plan du film.

Pour traverser un phare sur toute sa largeur, rien de plus simple : il suffit de faire tenir des rails de travelling sur les escaliers avec des cales en bois prédécoupées spécialement pour l’occasion, surélever le tout avec des pieds lourds et attacher la caméra sur le dolly avec le plus beau de vos noeuds et le tour est joué !

 

Je pourrais aussi vous raconter comment exécuter des mouvements hollywoodiens à la grue en contrôlant une tête fluide avec des cordes ou encore comment transformer un slider (un travelling miniature) horizontal en slider vertical à l’aide de vos bras… mais les magiciens de la débrouille ne révèlent pas toutes leurs astuces.

 

 

Au premier abord, il ne paraissait pas simple d’installer un travelling passant au dessus du vide entre deux escaliers ou d’installer la grue dans un espace de 3 mètres de diamètre. Nous avons trouvé une solution à chaque problème en amont du tournage afin que les plans soient réalisés avec brio.

Une fois l’épisode du phare clos, l’équipe s’est attaquée à un autre défi, et croyez moi, ce n’était pas un petit défi !

 

 

L’équipe étant entièrement constituée d’étudiants en VFX (effets spéciaux), la simulation de fluide nous demande une capture maximale de l’image lors du tournage.

Pour ce faire, nous avons amené l’intégralité de notre décors à la plage et je dirais même dans l’eau !

Les promeneurs ont donc pu voir en ce mois de décembre une équipe entière d’étudiants s’agiter avec de l’eau jusqu’au genoux dans le but d’obtenir la plus belle des vagues.

 

 

De plus, à la fin de la journée nous avons du pousser le camion pour le faire démarrer et enfin pouvoir rentrer au chaud.

Vous pouvez être sûr que ce tournage était vraiment physique !