Détrompe-toi, jeune graphiste goguenard. À Angoulême, le Festival International de la Bande Dessinée ne consiste pas qu’en la présence de fans en surnombre consumant leurs dernières forces pour agripper leur bande dessinée préférée dans le but d’obtenir la sacro-sainte dédicace auprès de l’auteur adulé. Outre la présence des auteurs, des vendeurs de goodies (« Un tee-shirt Gaston Lagaffe ?! Mais donnez m’en trois ! ») et autres cosplayeuses trop kawaï de l’espace Mangasie, toi aussi, jeune fougueux rempli de talent ou/et d’envie de faire l’image, tu peux trouver ton bonheur. Et celui-ci s’appelle Wacom. Pis, comme à ArtFx, on n’est pas la moitié d’un rigolo, c’est à moi, grand dessinateur devant l’Éternel, qu’incombe la tâche de parler de leur présence sur le Festival.

 

Wacom, c’est quoi ?

artfx_wacom_6Pour beaucoup aujourd’hui, c’est pêcher que de poser cette question. Mais n’aie crainte , novice du dessin numérique, je t’absous. Wacom est une société spécialisée dans la fabrication et la vente de tablettes numériques, ces appareils allant de la taille d’une page A6 à des dimensions dépassant la page A3 pour ceux qui travaillent dans un milieu professionnel ayant les moyens financiers de s’offrir ces petites merveilles. Ces tablettes sont capables de reproduire avec une extrême précision les courbes et tracés du stylet qui les accompagne sur leur lisse surface. Elles sont principalement utilisées pour le dessin numérique mais peuvent également servir à aller très vite sur des softs tels que Maya, Zbrush ou encore Nuke pour peu qu’on en acquiert la maîtrise.

 

Et sur le Festival, ça donne quoi ?

Hé bien, sur le Festival, c’est simple. Le stand Wacom étant situé dans la partie Mangasie/Comics – là-bas entre les vendeurs de goodies comico-manganesque, la voix des animateurs de MCM tonitruant en chœur avec celles des 8-12 ans fascinés (et oui, chez MCM, on sait faire plaisir à son public) et une exposition pleine de galbe sur les animés japonais -, on pouvait apercevoir des jeunes et des moins jeunes s’essayer à l’accessoire précédemment décrit. Leur petit stand était lui même redivisé en 2 parties :

 

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  • Un espace « Test » où le public pouvait s’adonner à cœur joie aux plaisir de la petite (mais costaude) ‘Wacom Bamboo’, qui accuse déjà quelques versions de retard par rapport aux nouvelles tablettes, mais possède quand même une résolution de 2540 lpi (= lines per inch / comprenez ‘lignes par pouce’) et 1024 niveaux de pressions. Déjà pas mal pour l’artiste en herbe désireux de s’essayer au numérique. Pour les plus exigeants, quelques ‘Intuos 4’ étaient également présentées. C’est ce modèle que nous avons à l’école. Plus performant, disponible dans des tailles allant de S (A6) à XL (~A3), elle possède deux fois plus de niveaux de pressions que sa petite sœur pour une résolution de 5080 lpi. Un très bon outil donc.

     

  • L’autre moitié de l’espace Wacom était autrement plus sérieux puisqu’il s’agissait d’un espace « Professionnel ». Comprenez par là, un sacré écran plat, une liste de dessinateurs professionnels venant s’exercer à des horaires précises, et le support sur lequel ils venaient faire montre de leur talent : une ‘Cintiq 24HD’. Je m’explique.

     

    artfx_wacom_11La dernière génération de tablettes Wacom est la fameuse gamme ‘Cintiq’. Ce qu’elle a de mieux ? En plus de capacités encore plus poussées, l’écran est directement intégré dans la tablette, ils ne font qu’un. La première de la série, la ‘Cintiq 12WX’ accuse 1024 niveaux de pressions et une résolution de 1280 x 800 pixels. Légère, elle se transporte facilement pour peu qu’on ait pas peur de faire tomber 1 000€ de matériel pendant le voyage.
    La seconde, la ‘Cintiq 21UX’, monte les niveaux de pression à 2048 pour une résolution de 1600 x 1200 pixels et une taille quasiment doublée.
    Enfin, la tablette sur laquelle s’exerçaient les artistes était le tout dernier bébé de chez Wacom, sorti il y a a peine 6 mois et déjà très utilisé surtout dans les milieux du design automobile : la ‘Cintiq 24HD’ : 2048 niveaux de pressions également, une résolution de 1920 x 1200 pixels (de la Full HD quoi !), des dimensions qui feront passer votre table IKEA de salon pour une vulgaire caisse en bois et un prix affiché à 2 300€. Ouille ! L’addition passe mal mais c’est pour le bien de l’artiste … En parlant d’artistes, plusieurs d’entre eux se sont relayés sur cette fameuse ‘Cintiq’ dont Krystel, dessinatrice de « Ash », dont la bande-annonce a été réalisée par les élèves de 2èmes année d’ArtFx.