Depuis ses débuts, l’école ArtFx se partage entre Microsoft Windows et Mac OSX. Nous avons décidé d’intégrer à petite échelle un troisième système d’exploitation : Linux.

 

Linux dans les studios

De plus en plus de studios se tournent vers des systèmes d’exploitation Linux pour leur parc informatique.
Les avantages sont nombreux, notamment en termes de performance et de facilité de maintenance du parc (pouvant aller bien au-delà de 1000 machines pour les plus gros studios).

 

Linux n’équipe pas seulement les machines de rendu (des machines ne voyant jamais l’ombre d’un infographiste et qui passent leur jours et leurs nuits à calculer et calculer encore des images de synthèse). Linux fait aussi « tourner » les stations des infographistes.

 

ArtFx se lance donc dans le monde du logiciel libre et nous avons mis une équipe de 4 étudiants de 4ème Année sur Linux.
Choisir Linux est un premier pas, le deuxième est de se fixer sur une distribution, une variante de Linux.

 

Linux : quelle distribution choisir ?

Nous avons choisi la distribution Fedora 17, fiable, robuste, agréable, et surtout, surtout, pas trop gourmande en ressources.

 

Le temps est loin des fenêtres rustiques, tristes, austères, rappelant Windows 95… Les gestionnaires de fenêtres (Window Managers) sont aujourd’hui très évolués et les étudiants ne devraient pas être perturbés par ce changement d’univers.

 

Linux - Fedora 17

 

Linux et Photoshop

La plupart des applications utilisées dans l’école sont compatibles avec Linux : Maya, RealFlow, Houdini et Nuke en tête.

 

Le grand absent est Photoshop (tous les produits Adobe d’ailleurs).
Les concurrents libres de Photoshop, The Gimp et CinePaint par exemple, sont compatibles Linux mais ne sont pas encore à la hauteur d’un point de vue performance, outils et ergonomie.

 

Difficile de se passer de Photoshop pourtant.
Il est heureusement possible de passer par ce que l’on appelle un système d’émulation (pour faire court) pour que la version Windows de Photoshop puisse s’exécuter dans l’environnement Linux. Encore une fois, avec l’évolution des technologies et surtout la puissance des machines, cette émulation est quasiment transparente pour l’utilisateur et les pertes de performances sont peu sensibles.

 

 

Nous sommes impatients d’avoir le retour des étudiants, et pourquoi pas envisager d’étendre un peu plus l’usage de Linux l’an prochain.
Le plus dur pour nous était de mettre en place la première machine. Maintenant qu’elle fonctionne, qu’elle est parfaitement intégrée dans l’école, il n’y a plus qu’à la cloner. Jusqu’à plus soif !