Dans la série des moteurs de rendu utilisés pour les films de fin d’année, voici cette semaine le logiciel Krakatoa. L’éditeur Thinkbox Software (partenaire d’ArtFx soit dit en passant) a lancé, fin février dernier, une toute nouvelle version pour Maya : le Krakatoa MY.

 

Le Krakatoa pour Maya

C’est le 21 février dernier qu’a été lancée la nouvelle déclinaison Krakatoa pour Maya. Le logiciel était disponible jusqu’à présent uniquement pour 3ds Max. Il est compatible, dans ses deux déclinaisons, avec Windows et Linux.

 

Pour info, Krakatoa est un moteur de rendu de particules. Il s’agit là d’un outil ultra-performant qui va nous permettre de gagner un temps considérable pour dupliquer et rendre de manière très simple les particules.

 

Krakatoa a été utilisé dans des longs métrages tels que Quantum of Solace, G.I. Joe : The Rise of Cobra (visionnez un extrait utilisant Krakatoa), Live Free or Die Hard, Avengers (plus de détails dans cet article de FxGuide), etc.

 

Krakatoa chez ArtFx

Adrien Cappai, étudiant en 4ème Année, a testé Krakatoa.

Il nous en dit plus sur ce logiciel :
« Au cours de l’année, j’ai eu l’occasion d’utiliser à plusieurs reprises Krakatoa pour la réalisation de notre court métrage de fin d’études Atome.
Il m’a permis de rendre un nombre très important de particules en un temps record. Ce qui aurait été beaucoup plus fastidieux sur Maya directement.
En effet, Krakatoa est capable de démultiplier les particules d’une simulation Maya très simplement et de façon conséquente, jusqu’à obtenir un flux continu de particules. Une fois la simulation multipliée, les paramètres de rendu sont flexibles et offrent la possibilité d’obtenir des résultats très différents à partir d’une même simulation. Cela permet de réutiliser ces simulations sans les recalculer, et donc de gagner en temps et en efficacité.
Au niveau de l’intégration, Krakatoa nous permet de rendre certaines passes utilitaires comme la Vélocité, l’Occlusion, les Normales ou encore la Z-depth, avantage considérable lors du compositing. Le rendu peut s’effectuer selon deux méthodes différentes : soit on rend les particules, soit on transforme les dites particules de la simulation par des voxels. Cette dernière solution peut donner un résultat extrêmement fin pour des fumées très définies, et s’affranchir de l’effet granuleux des particules.
L’option « mod » du moteur nous donne quant à elle l’occasion, une fois la simulation enregistrée, de shader les particules de façon assez simple en fonction de variables telles que l’âge, la vitesse ou encore la position.
L’interface est agréable et facile à prendre en main, les nombreux paramètres permettent un excellent contrôle sur le nombre et l’aspect des particules, et enfin la rapidité de calcul est impressionnante.
L’utilisation de ce moteur m’a donc permis de travailler sur deux plans importants du film de façon à la fois rapide et agréable. »

 

Un exemple de création avec Krakatoa

Les étudiants de 3ème Année ont réalisé un exercice en utilisant Krakatoa, et en s’inspirant de l’introduction de Quantum of Solace.
Ci-dessous, un travail réalisé par un des étudiants, Alexandre Lemaire. Au total, 25 millions de particules rendues en 16 secondes avec toutes les passes nécessaires au compositing et à l’intégration.

 


Krakatoa - ArtFx

 

La vidéo du modèle : introduction de Quantum of Solace

 

En savoir plus

Le site de l’éditeur Thinkbox Software.