C’est un moment étrange que de voir condensé dans une journée l’aboutissement d’un an de travail et de cinq ans d’études. Des émotions en vrac sont suspendues au-dessus de la scène. Une poignée d’images nous livrent, en creux, toute une année de production… les tensions, la pression, les joies, le courage et les épreuves.

 

 

 

Je ne connaissais pas grand-chose des films. Mais à force d’en entendre parler, je les attendais avec grande impatience. J’attendais aussi la journée elle-même, son côté spectaculaire, avec son cortège de discours et de projections sur écran géant. C’est une chose de regarder un court-métrage sur Internet ; une autre que de le voir dans une salle de CGR remplie de monde et porté par des gens qu’on connaît.
Du point de vue d’un étudiant de 4e année, c’est une drôle de sensation. On découvre des films, de beaux films ; on applaudit et on est ému ; on ne peut pas s’empêcher de penser : les prochains c’est nous. Le départ de la promo 2015, c’est le vrai signal du passage de flambeau.

On réalise, d’un coup, qu’on va être catapultés au front à leur place. Qu’on a déjà un pied dedans.
Qu’on glisse complètement dedans, en fait.

Certains films nous étaient teasés depuis longtemps, comme Korser ou Como hacer la tempeta, d’autres, comme Irminsul, étaient restés très secrets. Me concernant, tous ces films étaient des surprises et, pour beaucoup, de bonnes surprises. J’ai eu un gros coup de coeur pour The End, cette façon dont ils ont réussi à faire passer des émotions et un propos difficile, à travers des images toujours belles. Irminsul m’a aussi beaucoup touchée.

 

Globalement, étant montée en grade depuis l’année précédente, j’ai fait plus attention à la technique, et le constat était impressionnant – confirmé plus tard par les professionnels. Certains effets se fondent si bien dans l’image qu’on ne les remarque que lorsqu’on réalise qu’ils n’ont pas pu faire ça au tournage. Mais alors, c’est du compo ? C’est du rendu ? Oui. Parfois les deux, ou mêlés à des astuces de tournage comme les bobines de The End – mais toujours, tout sert le film à la perfection.

 
 
LIONEL FAGES – CUBE CREATIVE
 

« Le jury est bien organisé, diversifié et complet; chaque année il gagne en qualité. On voit que la demande des studios est prise en compte dans la fabrication des films.
On demande aux étudiants d’occuper beaucoup de postes à la fois : auteurs, concepteurs, réalisateurs, techniciens… C’est un métier compliqué et c’est difficile de tout gérer parfaitement, surtout lorsqu’on est encore étudiant.

 

Il y a cependant dans les films d’ArtFx une vraie maîtrise technique, qui est en progression constante. On note une augmentation de la qualité des images, de la capacité de gestion des outils et des tournages. L’intelligence à résoudre les problèmes est de plus en plus fine, et cela fait partie de ce qui est recherché.

Les films sont plus courts : on voit le travail réalisé sur le scénario. Il ne faut cependant pas perdre de vue que les films sont réalisés pour les spectateurs : il faut qu’ils soient compréhensibles et efficaces ».