Ça s’active fort du côté des étudiants de 4ème Année, qui travaillent depuis quelques mois déjà sur leur film de fin d’études. Deux équipes utilisent Arnold, le moteur de rendu de la société Solid Angle, partenaire d’ArtFx. On vous parle plus en détail de ce logiciel, en compagnie des élèves qui l’ont testé.

 

Arnold : un moteur très performant

Arnold est un moteur de rendu photoréaliste basé sur des algorithmes de Global Illumination.
Ultra-performant, le logiciel Arnold réussit la prouesse de proposer un moteur puissant de Ray Tracing, capable de calculer et de coder à grande vitesse des algorithmes très avancés.
Le résultat : une augmentation conséquente de la vitesse de Ray Tracing mais aussi du nombre de rayons, dans un outil spécifiquement dédié à l’image de synthèse pour le cinéma, la publicité et le jeu vidéo.

 

Des exemples d’applications d’Arnold

Nombreuses sont les sociétés qui ont adopté Arnold : Digital Domain, Prime Focus, The Mill, Luma Pictures, Psyop, Digic Pictures, Modus FX, Marza, Mikros Image, Framestore, SPI, MPC, etc.
Il a été utilisé au cinéma dans des productions récentes telles que X-Men: First Class, Captain America, Underworld: Awakening, The Avengers, Alice In Wonderland, etc.
S’il est aussi très exploité dans la réalisation de publicités, son premier client reste le secteur du jeu vidéo pour la création de cinématiques.

 


Trailer d’Assassin’s Creed: Brotherhood (Digic Pictures)

 

Les étudiants d’ArtFx ont testé Arnold

Yoann Gouraud, Étudiant en Année 4  :

« J’ai trouvé Arnold très intuitif et moderne. Disparus les nombreux sliders et attributs qui engorgeaient les interfaces de moteurs moins récents ! Arnold procure un grand confort d’utilisation en réduisant le nombre de clics nécessaires pour paramétrer un rendu de très bonne qualité.
Les différents contrôles permettent des réglages faciles et rapides de la Global Illumination (brute-force), du Sub Surface Scattering (raytraced), du linear workflow (en place par défaut), des AOVs et bien d’autres encore…
Le shading est simplifié grâce à l’utilisation d’un unique shader (un peu comme le fait le moteur de rendu VRay), permettant la création d’une large variété de matériaux. Le lighting est réglé de base comme étant physiquement correct.
Arnold permet un grand contrôle sur la qualité de l’image finale. Sa prise en main est très rapide grâce à une documentation complète et efficacement rédigée.
Je trouve ce moteur tout à fait dans l’air du temps et je me fais une joie de l’utiliser. Le fait que Marcos Fajardo (son créateur) reste proche des utilisateurs est une très bonne chose et promet un très bel avenir à ce moteur de rendu désormais utilisé par les plus grands studios de par le monde. »

 

– Amandine Claude, Étudiante en Année 4 :

« Le passage de Mental Ray à Arnold a d’abord été un peu ardu, au vu du peu d’informations disponibles sur ce moteur de rendu. Une fois cette étape passée, on se rend compte de son énorme potentiel et de sa logique d’utilisation. C’est un moteur de rendu à la fois « unbiased » et « path tracer », ce qui a pour avantage de pouvoir faire du réaliste mais dans un temps donné, pas comme Octane et Maxwell qui sont unbiased mais qui font de l’affinage constant. Le rendu photoréaliste devient accessible pour des temps de rendu très courts.
Le Sub Surface Scattering, le displacement, deviennent accessibles sans trop alourdir nos temps de rendu. Au final, il y a peu d’options, de paramètres et de réglages en comparaison avec Mental Ray, mais ils sont tous précis et efficaces. Un moteur de rendu comme on aimerait qu’ils le soient tous. Efficace, logique et dépourvu du superflu. »

 

Le Showreel 2013 officiel du logiciel Arnold