Le musée de la Miniature et du Cinéma est installé dans le vieux Lyon depuis 2005. Mais je n’ai appris son existence qu’en 2014 lorsqu’il a acquis l’une de ses plus belles pièces à mes yeux : la reine des Aliens. Fan inconditionnel, j’ai décidé de mener un pèlerinage lors d’un week-end à Lyon.

 

 

Une fois le ticket en poche, on nous propose de démarrer la visite par la cour du magnifique bâtiment où le musée a pris place. En guise d’introduction, la tête d’un tricératops provenant du film Jurassic Park, nous jette dans le bain tant la sculpture est impressionnante de réalisme et ce n’est que le début !

 

Cours intérieure du musée du cinéma et de la miniature © www.nihaolyon.com

Le sens de la visite nous invite alors à commencer par les sous sols entièrement consacrés au film Le Parfum. Le musée a reconstitué certains décors issus du film et on ne peut alors que constater le travail titanesque apporté par l’équipe du film. Des centaines, voire des milliers de bocaux et de fioles remplissent les étagères d’une sorte de laboratoire, des fleurs séchées jonchent le sol et les tables, tout cela dans une atmosphère sombre et lugubre appuyée par des jeux de lumières. On se croirait dans une attraction thématique de Disney Land tant l’ambiance est prenante. Seules des petites pancartes d’informations et explications rappellent que nous nous trouvons dans un musée.

 

Les deux étages suivants, un peu plus classique dans leur présentation, proposent une collection impressionnante d’objets liés au cinéma et à la télévision des années 60 à nos jours. Exposés de façon thématique, on y retrouve notamment une collection de costumes provenant d’une bonne centaine de films. On peut observer par exemple les vêtements et la prothèse du visage de Bill Le Bottier du film Pirates des Caraïbes, les armures des légionnaires romains de Gladiator ou encore les 4 Fantastiques côte à côte.

 

Les accessoires ont aussi leur place dans ces couloirs où l’on peut découvrir différents objets tels que les griffes de Wolverine de Xmen, la baguette d’Harry Potter ou encore le masque de V pour Vendetta. Chaque objet est accompagné d’une fiche explicative et parfois anecdotique.

Mais le meilleur reste, selon moi, cette pièce cachée derrière des rideaux avertissant que l’accès est déconseillé aux enfants et personnes sensibles. Elle abrite un monstre de près de 3 mètres de haut, qui s’anime dans une atmosphère sombre en rugissant. La reine des Aliens nous rappelle que l’industrie du cinéma ne doit pas sombrer dans le tout numérique. C’est une prouesse technique qui affirme que les animatroniques ont encore leur rôle à jouer devant la caméra.

 

La reine des Aliens - AFP / PHILIPPE MERLE

La dernière partie du musée est consacrée aux miniatures hyperréalistes de Dan Ohlmann, fondateur du musée, et de divers artistes européens.

Ces miniatures, qui devraient rappeler des souvenirs à bon nombre d’Artfixiens, proposent chacune un univers unique qui va du traditionnel bouchon lyonnais, aux cafés des années 60, en passant par un salon de coiffure.

Le détail apporté aux œuvres est souligné par une superbe mise en lumière, permettant ainsi de s’amuser à prendre soi-même des prises de vue réalistes.

 

La miniature d’un bouchon Lyonnais – https://abracadabrac.wordpress.com

 

Avec plus de 300 objets authentiques de tournages et une centaine de miniatures, il faut compter environs 3 heures pour savourer les moindres détails des différentes expositions. Il faut savoir que toute une équipe d’artistes restaure des pièces et en conçoit de nouvelles en permanence.

 

Le musée possède donc une capacité importante à se renouveler. Il est possible que certaines œuvres citées ci-dessus ne soient, à l’heure actuelle, plus visibles dans le musée.
Finalement, ce lieu nous rappelle que la magie du cinéma ne repose pas uniquement sur les effets spéciaux numériques mais que l’utilisation de maquettes, prothèses et animatroniques, sont encore les meilleurs moyens de faire rêver les spectateurs.

 
 

Web site du Musée de la miniature et du cinéma