Eté 2009, Gilbert Kiner, directeur d’ArtFx et ArtFx Training, et Pierre Lergenmuller, réalisateur et enseignant permanent à ArtFx, partent pour 10 jours en Islande! Du statut de vacances, ce voyage s’est rapidement transformé en safari photo. On ne change pas une équipe qui gagne.

Etant équipés en Canon EOS 5D mark II, boîtier photo reflex offrant la fonction vidéo en Full HD, ce safari photo a aussi été l’occasion pour Pierre de réaliser un superbe film, mettant en scène les paysages d’Islande!

Après avoir été projeté à Visa Pour L’Image, le Salon De La Photo, le Satis, et l’Open-Studio Canon, le film continue sa vie en étant enfin en ligne, en HD!

Filming Iceland (5DmkII) from OLD Artfx on Vimeo.

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Retour d’expérience de Gilbert Kiner sur l’utilisation des boîtiers 5D mark II en reportage vidéo :

Durant l’été ArtFX Training a organisé différents tournage afin de juger les qualités et les défauts du boîtier Canon 5DmkII dans différentes configuration de tournages.
Merci tout d’abord à Objectif Bastille et Canon France pour le prêt des boîtiers et des optiques.
Notre objectif était de présenter des images au festival Visa pour l’image.
Objectif atteint puisque les retours du public ont été très chaleureux !

Nous avons travaillé dans trois configurations, un tournage de fiction sur Paris, un tournage de pub sur le kite surf à l’Ile Maurice et un tournage de reportage en Islande.

Baptiste Firroloni a travaillé comme directeur de post-production sur la fiction.
Thomas Larocca et Loïc Parent se sont chargés des prises de vue à l’île Maurice.
Pierre Lergenmuller a filmé et réalisé les images d’Islande.

En Islande Pierre Lergenmuller a principalement utilisé l’optique 24-105mm à pleine ouverture, afin de limiter la profondeur de champ et de donner un rendu plus « cinématographique  » aux images. Les capacités waterproof du boitier a été vraiment sollicitées car il pleut beaucoup en Islande.
Afin d’augmenter la stabilité du boîtier Pierre utilisait une crosse prévue pour la chasse photographique. Ce procédé est plus léger et plus rapide qu’un pied vidéo.

Pour ma part j’ai filmé avec différentes optiques séries L. J’ai principalement fait des prises de vues photographiques avec les deux boîtiers Canon 5D mkII et Canon 1Ds mkIII. J’ai utilisé deux zoom, le 24-105mm et le 70-200mm. Dans des conditions de lumière comme celles que nous avions, je préfère travailler à 400 iso afin de me garantir du flou de bougé. De plus, l’ultra définition de ses capteurs me font préférer les diaphs bien fermés. A faible profondeur de champ la zone de netteté est trop marquée sur les paysages, ce qui est un avantage en portrait est ici un inconvénient.

La grande difficulté était le très fort contraste entre les ciels chargés de nuages et le sol de lave très noirs. Je travaille toujours en Raw et j’effectue mon étalonnage sur Aperture ou Lightroom, j’essaie donc de rapporter des images non bouchées pour les basses lumières et sans ciels brûlés.

Avec ces boîtiers dont le traitement est effectué sur 14 bits, il m’était difficile sur place de juger à l’histogramme si les hautes lumières seraient bien présentes à l’arrivée. Et comme je n’ai pas l’habitude de faire confiance au matériel sans avoir effectué de tests j’ai préféré assurer le coup en bracketant sur 2-3 vues. Avec des images de cette taille les cartes flash se remplissent donc vite, mais nous effectuions les transferts chaque soir. C’est Pierre qui avait la lourde mission de transférer tout notre travail sur les disques durs. Et comme ils étaient eux-même sécurisés, les temps de copie sont long.

C’est le défaut de la vidéo, les cartes se remplissent vite, et les batteries se vident rapidement. Dans les conditions d’isolement qui étaient les nôtres, il était important de prévoir un grand jeu de carte mémoire et plusieurs batteries. Lors d’un précédent tournage en studio avec le 5DmkII, Pierre avait souffert de batteries qui se déchargeaient rapidement. En studio, on passe beaucoup de temps à mettre en place la mise en scène, on effectue beaucoup de répétitions ce qui sollicite le mode liveview. Le temps de recharge n’est pas négligeable, il est très dur de mettre en chômage technique toute une équipe en attendant les recharges…
En reportage on est plus efficace, on tourne également moins par jours,nous n’avons donc pas souffert de problèmes de recharge.

Nous nous déplacions en véhicule tout terrain, condition indispensable dans ce pays où les paysages les plus extraordinaires ne sont pas accessibles par route.  Nous avions donc prévu un convertisseur 12v-220 volts afin de pouvoir recharger pendant nos temps de déplacement. Avec le 1Ds mkIII je n’ai pas souffert des batteries, il n’est utilisé qu’en photographie, ne disposant pas de mode vidéo, et sa batterie est énorme, permettant plusieurs milliers de prises de vues. Je ne l’ai d’ailleurs rechargé qu’une fois durant les deux semaines de notre voyage, et c’était plus par sécurité afin de ne pas me retrouver en panne au milieu d’une prise de vue.