Les étudiants d’Année 3 VFX d’ArtFx ont récemment pris du Matte Painting plein les yeux et les oreilles.
Les détails d’une semaine de workshop intense

 

Le Matte Painting : les effets spéciaux invisibles

Les élèves ont commencé la semaine de workshop par trois jours intensifs de cours avec Christophe Courgeau, Responsable du Matte Painting chez Mikros Image.
Ils ont abordé le Matte d’un point de vue très photoréaliste et à vocation invisible.

 

Invisible, cela sous-entend que le spectateur ne doit pas se douter qu’un effet a été réalisé. Cela fait aussi partie des caractéristiques des effets spéciaux de savoir se faire oublier et d’être le support de l’histoire, de la narration.
Et que ce soit pour la publicité ou pour le cinéma. Le cinéma d’auteur a d’ailleurs de plus en plus recours à ce genre de trucages.

 

Citons un exemple français assez récent : le film de Jacques Audiard De Rouille et d’os, dont les effets ont été réalisés par Mikros Image.
Effets assez remarquables d’ailleurs qui ont valu à Mikros Image d’être nominé aux VES Awards cette année !

 

Démo Matte Painting par Mikros Image

Visionnez la vidéo démo en cliquant sur l’image.
demo matte painting mikros image

 

Le Matte Painting et le Concept Design : plein les yeux !

Les étudiants ont ensuite assisté à un atelier de présentation des travaux de Matte Painting et de Concept Design des artistes Bastien Grivet et Jessica Rossier.
Ces deux jeunes artistes suisses ont quitté leurs Alpes natales pour s’installer à Castelnau-le-Lez, après avoir travaillé sur différents projets en France et au Canada.

 

2013 - © Jessica Rossier - Avec l'aimable autorisation de Jessica RossierAprès avoir pris le temps de regarder les matte paintings et concepts affichés et présentés tels des tableaux dans une galerie d’art, Bastien Grivet a réalisé en direct deux Matte Paintings et a répondu aux nombreuses questions des étudiants.

 

C’est un travail orienté science-fiction qui relève d’une toute autre approche du Matte Painting. On est là dans des univers oniriques, futuristes, où la patte de l’artiste est bien présente et visible.

 

Cela sera plus répandu dans des films à plutôt gros budget, des blockbusters. Le spectateur vient pour en prendre plein les mirettes et il ne faut pas le décevoir !

 

Cette approche est très différente mais les outils restent sensiblement les mêmes : Photoshop, un outil de modélisation 3D (Maya ou Cinema 4D), puis un bon compositing pour faire vivre le décor et/ou l’intégrer avec des images filmées (acteurs sur fond vert, extension d’un décor existant…).
Nuke sera bien adapté dans le cadre d’un Matte Painting intégré dans un plan en mouvement et faisant appel à des projections de caméra (voyez à ce propos l’article sur le Camera Mapping).

 

2013 - © Jessica Rossier - Avec l'aimable autorisation de Jessica Rossier

 

 

Deux approches différentes du Matte Painting se sont ainsi succédées, mais avec un même sentiment perçu : l’image avant tout ! Et cette semaine-là, ce sont les étudiants qui en ont pris plein les mirettes.