** En direct du Festival International du Court Métrage de Clermont-Ferrand **

 

Au fin fond d’une petite boîte noire discrète, installée juste sur la gauche du stand ArtFxien, le département cinéma de l’ECAL (École Cantonale d’Art de Lausanne) fait des siennes. Vincent Dietschy, ancien acteur reconverti en réalisateur et co-fondateur de Sérénade Productions, dirige un petit atelier avec une poignée d’étudiants et de curieux de passage dans la pièce.
Autour d’une table, sur une estrade, quelques textes inédits du réalisateur en main, tromperie, colère, humour, amour s’entremêlent dans ce petit espace scénique. Vincent Dietschy prend des notes et supervise toute cette tambouille avec passion.

 

Vincent Dietschy

 

Cinq touuutes petites minutes accordées avant la reprise de la séance, il répond à une touuute petite interview :

 

Quelles sont les motivations qui te poussent à enseigner à l’ECAL et depuis combien de temps partages-tu ta passion avec les élèves ?

 

Vincent Dietschy : Il y a 2 ans, j’ai suivi les dernières années pendant 1 an (25 et 30 dates) pour leur film de fin d’année au niveau du scénario, du montage, de la pré-production.
J’ai connu l’ECAL suite à une proposition d’intervention du directeur pendant la promotion de mon film Didine.
Ce qui me motive principalement est l’échange fructueux entre les générations, la formule « apprendre à et apprendre de » me tient à cœur…

 

 

Les élèves en 3ème année chez ArtFx devront d’ici quelques semaines proposer quelques scénarios de films de fin d’année ; des conseils à donner à des étudiants passionnés par le cinéma eux aussi ?

 

Vincent Dietschy : On a souvent tendance à votre âge à se compliquer la vie, il faut ouvrir les yeux sur une petite chose très simple : « ma grand-mère épluche une pomme » peut-être magnifique. Tout dépendra de la mise en scène. Se concentrer sur un petit fragment et l’étudier en profondeur est souvent plus payant car ça correspond généralement mieux aux moyens étudiants.

 

Des films en cours ? À venir ?

 

Vincent Dietschy : En ce moment, je suis sur 8 projets différents. Je pense que l’on doit s’obliger à avoir plusieurs projets car on ne sait jamais lequel va aboutir ou non. J’écris moi-même mes scénarios, je préfère être totalement libre et donner des cours me permet d’avoir aussi cette liberté.

 

 

Jean-Guillaume Sonnier - ECALRencontre rapide également avec Jean-Guillaume Sonnier, assistant du département cinéma de l’école :

 

Quel est le profil des étudiants qui sortent de votre école ?

 

Jean-Guillaume Sonnier : Nous formons des réalisateurs principalement. Ce que nous cherchons à faire, c’est former des réalisateurs polyvalents sachant tout faire, aussi bien en prise de vue qu’en montage par exemple. Ce sont des classes de 8 étudiants. Il y a une possibilité de spécialisation en dernière année (montage, chef op, réalisateurs…).

 

Les plus gros succès de l’ECAL ?

 

Jean-Guillaume Sonnier : Kwa Heri Mandima de Robert Jan Lacomb (Documentaire de 10 min) sorti en 2011, L’Ambassadeur et moi de Jan Czarlewski (Documentaire) de 2011, L’Amour bègue actuellement en compétition à Clermont et La Délogeuse de Julien Rouyet (Fiction).

 

En quelques mots, la patte de l’ECAL c’est… ?

 

Jean-Guillaume Sonnier : Du documentaire à la fiction, les films qui en sortent sont plus dans un esprit « authentique /auteur » mais ce sont les étudiants qui définissent eux-mêmes la patte de l’école de par leurs envies etc. Rien n’est imposé, nous laissons libre cours à l’imagination de nos élèves et nous le revendiquons.