** Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême **

 

Du 31 janvier au 3 février 2013 avait lieu la 40ème édition du Festival International de la BD. Lorsqu’une équipe de choc d’ArtFx se rend à Angoulême pour l’occasion, cela donne des articles culturels immersifs de choix !

 

Badge invité qui commence à s’effriter, chaussures trempées et gros orteil gauche quasi anesthésié par le froid Angoumoisin, la pluie incessante ne nous fait plus si peur (après tout nous ne sommes pas en sucre). De chapiteaux en chapiteaux, de monde des bulles en monde des bulles, nous finissons par arriver sur celui où se trouvent des trucs cool du genre les Avengers en taille 1 : 1 dont le gros Hulk avec qui je me suis courageusement battu, un stand Urban Comics où mon sac à goodies (à prononcer avec la voix de Gollum) a commencé à prendre du volume, stand en face duquel se trouvait Panini Comics avec deux gros bacs à goodies (bon là c’était la fin…).

 

Avengers - Festival international de la BD d'Angoulême 2013

 

Au sein de la Franc Wacomerie

Au fond à droite, de la bulle, se trouvait donc le convoité stand Wacom. Comme deux aimants, je me suis senti attiré par l’entité où grouillaient nombre de fans et de gens bizarres (comme un supposé père qui tenait en laisse sa supposée fille déguisée en catwo-quelque chose… ? Bref, Diane Arbus y aurait trouvé son compte). Enfin passons !

 

Cintiq 24HD Touch - Wacom - Festival international de la BD d'Angoulême 2013S’y trouvait là un certain Monsieur xxx dessinant sur une table basse ajustable renommée Cintiq 24HD Touch par Wacom.
Table basse de 3 300 pièces d’or quand même…
Toutes façons, je ne suis pas de Vinci et puis pas non plus l’envie de m’afficher à dessiner un bonhomme bâton devant tout le monde et les caméras d’M6, alors je vais voir à gauche.

 

 

Oh tiens, c’est quoi ça ? Pas plus grand qu’une barrette à cheveux, « clipsé » sur un carnet de croquis, un crayon type tablette et un ordinateur en face… Mmm…
– Bonjour Monsieur ! Pourquoi vous avez tous un gant noir sur le petit doigt ? On dirait une secte genre la Franc Wacomerie c’est marrant…
– Ah ça ? (rires) Eh bien ça c’est pour protéger les écrans avec tous les allers-retours qu’on y fait dessus…
– Ahhh ok, c’est cool ça ! Oh serait-ce donc le fameux Inkling ?
– C’est ça mon jeune, tiens regarde tu veux l’essayer un peu ?
– Euh… Moi non merci, par contre attendez je pense que ça va plaire à quelqu’un d’autre, bougez pas (oui je donne des ordres) je vais la chercher ! Margaux ?!

 

InkLink - Wacom - Festival international de la BD d'Angoulême 2013 C’est alors qu’est arrivée, quelque part un peu à mon secours, la jeune Margaux Le Gall étudiante en Année 3 à ArtFx elle aussi.
Le temps de prendre en main le stylet et le carnet à croquis, Margaux nous crobarde en 10 petites minutes une de ces femmes rebello-dévergondées avec son style bien à elle.

 

Notre vendeur de rêves en profite pour lui expliquer que par simple pression sur la cellule réceptive, la diode clignote rouge / vert ce qui lui indique qu’il a été créé un nouveau calque, que son dessin est automatiquement vectorisé, que le stylet est très sensible et donc très fidèle au tracé, qu’on peut en changer la mine (du gras au moins gras), que les gens ne communiquent pas assez, qu’on peut le tutoyer, que Margaux devrait se lâcher artistiquement, qu’il aime bien lire, qu’il regarde Chasse et Pêche (puis il s’est étalé hors-sujet comme la confiture Bonne Maman un dimanche pluvieux sur une tartine mal grillée)…

 

Bref, après quelques minutes de presque supplice nous y voilà. Le dessin papier de Margaux numérisé sur l’ordinateur de Wacom et reproduit au quart de poil, vectorisé (oui j’avais compris Monsieur…), switch de Photoshop à Illustrator en quelques clics !
Le tout tient facilement dans la poche, discret et d’autonomie raisonnable, ce sont de grandes perspectives qu’offre ce petit outil d’environ 150 € pour les aficionados du graphite qui n’ont pas les mains qui tiennent en place…

 

InkLink - Wacom - Festival international de la BD d'Angoulême 2013 Un éventuel « défaut » notable à mon sens dans tout ça, est le nombre de points vecteurs dans un seul tracé ; environ 15 pour une ligne droite de 5 cm (niveau « optimisation », on est loin). C’est le prix de la fidélité du tracé me dit-on. Pourquoi pas…
« Défaut » compensé par la présence d’une option break down automatique de tes croquis qui nous permet d’obtenir une vidéo montrant les étapes de coups de crayon du premier jet, à la signature. Plutôt cool non ? Oui ?

 

Eh bien merci pour tout ! Ah au fait dis-moi ? Tu n’as pas des goodies à tout hasard ? (Sourire n°5 – Catégorie M)
*STAGE CLEAR*
Bonus niveau : 7 tours de cou Wacom

 

Une ramette de papier A4 dans une poche de pantalon

Une belle phrase pour résumer ce que concrètement vous pourrez faire avec le Inkling.
Le kit se compose donc d’un joli stylet aux mines interchangeables et d’une base réceptrice que l’on pince au bord de la feuille qui va recevoir le dessin.
Le tout est sans fil bien sûr et le stylet propose 1024 niveaux de pression. C’est assez énorme car gérer 1024 niveaux de pression pour son poignet me semble pas une mince affaire, mais ça permet au moins de retranscrire au mieux le crabouillage.

 

Pour la suite, lorsque le croquis est terminé, il suffit de connecter le petit socle sur un port USB de votre machine. S’ouvrira alors Inkling Sketch Manager, petit logiciel propriétaire Wacom qui vous permettra de gérer votre croquis vectorisé ! Génial non ?!
Mais le Monsieur veut m’en mettre décidément plein les yeux et m’annonce que le logiciel est capable de switcher entre Photoshop, Illustrator ou encore Autodesk SketchBook Pro à la guise de l’utilisateur… Wunderbar (bien que pas surprenant en fait) !
15 h d’autonomie pour le stylet et 8 h environ pour le socle comprenant 2 Go de RAM. Ça en fait du croquis !

 

Tandis que Ben prend ses clichés pour son Guide de survie au Festival d’Angoulême, c’est déjà 12h30 et je crois qu’il reste encore un peu de quoi s’asseoir manger un bout pour remplir nos panses désertiques au Latitude Bar en face…